En conduite raisonnée et raisonnable... le vignoble est travaillé de la manière la plus naturelle possible avec le moins d'intrants possible (pas d'insecticides, pas d'engrais chimique, pas de désherbant). Ces bonnes pratiques ont fait l'objet d'une certification HVE (Haute Valeur Environnementale).

Le parcellaire groupé de 14 ha situé dans les collines des Aspres à environ 300m d'altitude est composé de vielles vignes (60 ans en moyenne) dans les cépages suivants :

- Grenache Noir, Blanc et Gris
- Cinsault
- Carignan
- Syrah
- Muscat d'Alexandrie
- Mourvèdre

Cette légère altitude et l'exposition en coteaux donne de la fraîcheur et permet une vendange plus tardive qu'en plaine, la qualité de la récolte s'en trouve nettement améliorée.

Les petits rendements dictés par l'âge des vignes et le mode de conduite en couverts végétaux offrent en échange une concentration aromatique exemplaire. Chaque pied de vigne s'exprime avec force et qualité. C'est ce qui nous a conduit à faire des vendanges manuelles par parcelle et par cépage. Ce mode de vendange très exclusif permet de bien différencier les cuvées et de vous proposer une collection de vins « monocépage » qui révèlent parfaitement la richesse de ce vignoble d'exception.

Les vignes sont entretenues par broyage de l'herbe entre les rangs à l'aide d'un broyeur à marteau sur axe horizontal. Cette « tonte » est complétée par un travail manuel d'arrachage des vivaces trop concurrentes de la vigne sur le rang et de piochage manuel autour des pieds lorsque nécessaire.
Cette pratique dans le détails est souvent réalisée lors de l'épamprage (manuel lui aussi). Quand nous avons le nez dans un cep de vigne il est facile de passer un peu plus de temps pour nettoyer les abords immédiats, avec de bons gants et un peu de force pour l'arrachage!

Le travail de la vigne est un métier de longue haleine où chaque rang se gagne petit à petit en respectant les équilibres naturels et en acceptant que les rendements soient un peu moindres (20 hl par hectare en moyenne les années sans sécheresse!), mais c'est un plaisir de travailler au grand air dans un tel paysage, en pleine nature entre mer et montagne... et de voir une belle biodiversité tant végétale qu'animale s'y développer.

Je suis intimement persuadé des bienfaits des équilibres naturels et de l'action positive de tous les auxiliaires que la nature met à notre disposition (oiseaux, araignées, menthe-religieuse, lézards, abeilles, vers de terre, et même sangliers…) qui par leur action sur le milieu régulent les populations et les équilibres, enrichissent le sol et participent à sa régénération.
Par exemple cela m'évite de faire un traitement « eudémis » (le vers de la grappe pondu par des papillons qui prolifèrent dans les zones dérégulées par l'agriculture intensive).

Je pense que la vigne doit être considéré comme une culture pérenne, en respectant le sol et la biodiversité qui l'accompagne : pour moi c'est une forêt d'un mètre de haut !